Droits des femmes : les bourses sont vides !

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Au travail, une femme sur quatre est victime d’au moins une agression verbale, physique et/ou sexuelle par an. Pour le SE-Unsa, l’éducation à l’égalité est essentielle. Mais comment concrétiser un plan d’action sans argent ?
 
Un récent rapport(*) montre qu’en plus d’avoir le plus petit budget de l’État (0,0066 % du budget total !), la question de l’égalité femme-homme n’intéresse ni les collectivités territoriales, ni les parlementaires. Pour exemple, en 2015, les député.e.s ont distribué autant d’aides à des clubs de baskets masculins qu’à l’ensemble des associations ayant un rapport (même parfois lointain) avec la question de l’égalité femme-homme, soit à peine 500 000€.
 
Pour le SE-Unsa, l’égalité femme-homme est un investissement. Au-delà d’une vision de la société que nous défendons, ce sont également des arguments pour un développement économique durable qui devraient inciter à développer les actions politiques en faveur de l’égalité femme-homme. Si celle-ci était effective, en 10 ans, la croissance économique française augmenterait de 10 %, le PIB doublerait et le déficit des caisses de retraite ne serait plus.

(*) Où est l’argent pour les droits des femmes ? Une sonnette d’alarme