Baccalauréat 2021 : le SE-Unsa demande de nouveaux aménagements

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Face à la détérioration de la situation sanitaire, de nouvelles mesures de limitation frappent les lycées généraux et technologiques de 19 départements, au 25 mars, contraints de passer en demi-jauge.
 
Dans les faits, les conditions d’enseignement dans les lycées sont très variées à l’échelle nationale et régionale. Au sein d’un même bassin, les modalités varient selon les lycées, y compris avec les demi-jauges, qui ne sont pas appliquées de la même façon.
Difficile dans ces conditions d’assurer une équité face aux épreuves terminales d’un examen national comme le baccalauréat.
 
Le ministère avait déjà annoncé, début février, le passage au contrôle continu en lieu et place des épreuves de spécialités, prévues en mars, et des épreuves communes de première et terminale.
Restent donc les épreuves finales suivantes : français en première, philosophie et grand oral en terminale.
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Pour le SE-Unsa, la dégradation de la crise sanitaire nécessite de prendre de nouveaux aménagements immédiatement, afin de desserrer l’étau pédagogique et sanitaire et donner de la lisibilité à tous les acteurs pour cette fin d’année :
  • Annulation des épreuves finales du mois de juin, remplacées par les évaluations du contrôle continu.
    Pour rappel, les évaluations prises en compte pour Parcoursup sont d’ores et déjà closes. L’obtention du diplôme reste le sésame pour le passage dans le supérieur mais les notes du contrôle continu peuvent y suffire.
  • Si le ministère persiste à maintenir les épreuves finales, mise en place de nouvelles adaptations qui délimitent précisément le champ d’évaluation (contenus et compétences exigés), notamment pour l’épreuve de français de première.

C’est pourquoi le SE-Unsa s’est associé à la demande intersyndicale de nouvelles adaptations pour les épreuves de français (lire le courrier ci-dessous). Certes, il peut être frustrant de renoncer à ces épreuves auxquelles les élèves se préparent depuis plusieurs mois. Néanmoins, l’essentiel est bien de préparer les élèves à réussir leur poursuite d’études et de leur permettre d’acquérir les compétences attendues. C’est pourquoi le SE-Unsa appelle le ministre à ne pas renouveler les errements de l’an passé et à anticiper de manière raisonnable face à cette situation exceptionnelle.