Le 24 avril, empêcher l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir

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Avec gravité, le SE-Unsa veut partager sa conviction nourrie de l’histoire et de l’observation du monde contemporain : l’extrême droite ne s’essaie pas. Elle est l’ennemie de tout ce que nous défendons au quotidien dans nos écoles et nos établissements, dans notre société. 
 
Le 24 avril prochain, parce qu’elle peut notamment compter sur une réserve de voix importante, l’extrême droite peut sérieusement envisager d’accéder au pouvoir. Lui faire barrage dans les urnes est une nécessité qui ne peut aboutir qu’en se servant de l’autre bulletin de vote. 
 
Cette opposition fondamentale à l’extrême droite ne vaut pas soutien à son concurrent à qui il appartient de pacifier des tensions qu’il a largement générées. Pour le SE-Unsa, ce rejet de l’extrême droite s’accompagne de la liberté de dénoncer et de s’opposer à de nombreux projets du président-candidat tels qu’il les a fait vivre depuis cinq ans, tels qu’il les a présentés pour les cinq prochaines années.
 
Pour le SE-Unsa, cette situation de non-choix ressentie par de très nombreux électeurs nécessite un sursaut des formations politiques de l’arc républicain. Elles ont le devoir d’analyser cette situation en profondeur, de structurer et de proposer des perspectives concrètes de progrès pour toutes et tous, ainsi qu’une vie démocratique qui permette à chacune et chacun d’avoir une place reconnue dans un avenir commun. Le syndicalisme, à sa juste place, peut contribuer à ce travail aussi important que nécessaire, alors que les défis, sociaux, sociétaux, environnementaux, démocratiques, éducatifs et économiques sont colossaux.