10 mai : journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions

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Depuis 2006, la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions est l’occasion de célébrer l’abrogation de ces trafics humains perpétrés du XVe au XIXe siècle. De plus, elle permet de mettre en exergue la nécessité de lutter contre la traite et l’esclavage des êtres humains qui sont toujours d’actualité.
 
 
Comprendre notre passé
 
En application de la loi dite Taubira, le 10 mai est la date retenue au niveau national pour commémorer l’abolition de l’esclavage institué par décret le 27 avril 1848. Celui-ci n’a pu être appliqué qu’à sa réception officielle dans les colonies d’où des dates de célébrations locales qui complètent l’hommage national1.
 
Que cela soit en classe ou lors d’événements organisés par les collectivités, cette journée permet d’honorer ensemble la mémoire des esclaves. En effet, plus de 11 millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été capturés, transportés sur un autre continent et réduits en esclavage pendant des siècles. Ces faits sont qualifiés, par la France, de crimes contre l’humanité depuis 2001.
 
 
Des pratiques encore présentes
 
Cette commémoration est aussi l’occasion de réfléchir au respect de la dignité humaine qui n’est pas toujours effectif car la traite et l’esclavage existent encore. Selon l’Organisation internationale du travail, plus de 40 millions de personnes ont été victimes de l’esclavage en 2016 ; une victime sur quatre serait un enfant et les femmes seraient représentées entre 58 et 99 % dans les cas d’exploitation sexuelle.
 
Les situations de guerres et de migrations renforcent le risque de traite et d’esclavage en aggravant la vulnérabilité des personnes. Les institutions européennes et les ONG ont récemment appelé à une vigilance accrue sur les possibles trafics d’êtres humains avec la guerre en Ukraine.
 
 
Le SE-Unsa soutient cette journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. Se souvenir et commémorer permet de mieux comprendre notre passé mais aussi de continuer à combattre la traite et l’esclavage que des millions de personnes subissent encore en 2022.
 
1- 27 avril à Mayotte, 22 mai en Martinique, 27 mai en Guadeloupe, 8 mai à Saint-Martin, 10 juin en Guyane, 9 octobre à Saint-Barthélémy et 20 décembre à la Réunion.
 
 
 
Ressources en ligne :
 
Événements 2022, Mémoire de l’esclavage, Fondation pour la mémoire de l’esclavage
 
 
Journées de la mémoire 2022, Mémoire de l’esclavage et la traite négrière, Bordeaux