Bilan des réformes des lycées : clap de fin

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Le 6 octobre dernier, la Dgesco a réuni pour la dernière fois les organisations syndicales, les fédérations de parents et les syndicats lycéens pour conclure le travail de bilan des réformes des lycées, entamé en octobre 2015.
 
Alors qu’il était annoncé dès le début de la réunion qu’aucune réforme d’ampleur n’était  programmée, l’objectif de la réunion était de faire émerger des propositions consensuelles d’amélioration, nécessairement marginale, du fonctionnement des lycées.
 
L’exercice était évidemment difficile puisque de consensus, il n’y a pas, sauf à constater que les réformes de 2009 (bac pro 3 ans), 2010 (lycées GT) et 2011 (séries STI) n’ont pas eu tous les effets prévus. Les séries du lycée général n’ont pas été rééquilibrées. La série L reste en manque d’élèves, l’accompagnement personnalisé n’est pas mis en œuvre de façon optimale partout. Les enseignements d’exploration sont mal répartis entre les lycées et restent souvent des enseignements préparatoires aux séries de première. Certaines classes de CAP sont très difficiles à mener du fait de l’hétérogénéité des élèves qu’elles accueillent (sortants de Segpa, sortants de 3ème, élèves primo arrivants…).
 
En revanche, tout le monde est bien obligé d’admettre que les effectifs des séries STI2D (ex STI) remontent depuis 2011 et que le nombre de bacheliers n’a jamais été si élevé depuis la généralisation du bac pro 3 ans. Faut-il remettre en cause le bien fondé des progrès de ces années-là ? Certains le laissent penser. Pas nous.
 
Pour le SE-Unsa, il est hors de question de revenir à la situation antérieure à 2009. Au contraire, les lycées doivent se transformer en profondeur pour les rendre plus justes, en cassant les hiérarchies implicites existants entre les voies et entre les séries d’une même voie, pour que les élèves soient mieux préparés à l’enseignement supérieur, en mettant en œuvre concrètement le cursus bac-3/bac+3, pour que les élèves en sortent prêts à jouer leur rôle de citoyens éclairés. Pour ceci, des réformes ambitieuses devront être engagées… Quand les circonstances politiques le permettront.