Le SE-Unsa s’engage dans la conférence nationale sur l’évaluation

| popularité : 18%
« Construire un thermomètre qui a plus de sens », c’est l’objectif de la conférence nationale sur l’évaluation des élèves, pour la ministre Najat Vallaud-Belkacem qui s’est exprimée devant le Conseil supérieur de l’éducation le 8 octobre 2014. Le SE-Unsa a précisé dans une intervention au CSE ses exigences pour une évaluation renouvelée des élèves.

Les membres du CSE ont apporté leurs premières réflexions aux pilotes de cette conférence, Michel Quéré, président du comité d’organisation et Etienne Klein, président du jury qui sera chargé de formuler « quelques recommandations, peu nombreuses, mais claires ».

Les très nombreuses initiatives prises sur le terrain montrent combien les enseignants souhaitent sortir du système actuel « notes chiffrées-moyennes disciplinaires-moyennes générales-sélection pour l’orientation », générateur d’une charge de travail considérable pour les enseignants tout en étant peu favorable à des apprentissages de qualité pour les élèves. Pour ce faire, l’institution doit changer dans sa manière de certifier les acquis (les examens) et d’accompagner les élèves dans leur parcours de formation (les procédures d’orientation et d’affectation).

Pour le SE-Unsa, cette conférence est l’occasion de s’interroger sur le sens de l’exigence quand on parle de l’évaluation des élèves :

  • Où est l'exigence dans un système largement indifférent aux acquis des élèves et qui cautionne leurs manques par un dispositif de compensation largement généralisé ?
  • Où est l’exigence dans notre système, qui prône l’égalité, mais qui cautionne par son immobilisme une compétition scolaire à armes inégales ?
  • Où est l’exigence quand, dans un tel système, on conduit les élèves à privilégier la note au détriment de la construction des compétences et de l’acquisition des connaissances ?
  • Où est l’exigence républicaine lorsque ce sont les élèves les plus éloignés de l’école qui sont systématiquement les laissés pour compte ?

C’est ce que Christian Chevalier a développé dans son intervention à lire ici, en formulant de premières propositions pour alimenter le débat.

Voir aussi nos dossiers sur l’évaluation des élèves sur notre blog « école de demain »