Dédoublements en CP vs PDMQDC ?

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Avec l’élection du nouveau président de la République, les médias relaient des propositions de changements à l’Éducation nationale. C’est le cas pour la disparition d’un dispositif phare de la Refondation le « Plus de maîtres que de classes ». Nous avons rencontré le nouveau ministre qui a commencé à apporter des précisions.
 
Ce que l’on sait
Dans le programme, la mesure phare en matière d’éducation dans le programme du candidat était le passage « dans les Rep à 12 élèves par classe en CP et CE1 ». Cela représente 12 000 postes d’enseignants. Impossible de mettre en oeuvre en totalité cette mesure à la rentrée 2017. Le ministre a donc demandé aux recteurs de repérer les écoles en Rep + où le dédoublement sera possible dès cette rentrée. D'où l'annonce  de redéployer environ 2200 postes de PDMQDC pour les dédoublements, l'action des autres maîtres+ étant "concentrée sur le CP". Le ministre précise que ce sera l'occasion d'évaluer les deux dispositifs en parallèle. Il annonce ne pas vouloir supprimer le dispositif PDMQDC sans l'avoir évalué. 
 
L’avis du SE-Unsa
Le SE-Unsa soutient le dispositif PDMQDC car il permet de renforcer l’encadrement des élèves dans les zones les plus fragiles tout en permettant de nouvelles pratiques pédagogiques. L’ensemble des acteurs de terrain souligne qu’il permet ainsi de réduire les inégalités scolaires. L’évaluation du dispositif par le ministère est également en cours. Une décision de suppression, avec ses conséquences sur la gestion des personnels, serait incompréhensible pour les acteurs qui font vivre ce dispositif tous les jours au plus près des élèves.
 
Les CP à 12 viennent bousculer les organisations pédagogiques des équipes pour la rentrée 2017. Nous pouvons nous emparer de cette mesure pour que localement elle soit plus efficiente. Pour en savoir, plus, lire notre article sur le blog École de demain.
 
Dans ce domaine comme dans d’autres, le SE-Unsa rappelle que détermination ne rime pas avec précipitation. Lire notre article suite à la nomination du nouveau ministre de l'Éducation nationale.