Attentats en Tunisie : ne pas céder !

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Dimanche 29 mars, les Tunisiens ont défilé par milliers pour dire que la Tunisie ne céderait pas au terrorisme. Les attentats qui ont touché ce pays le 18 mars dernier, ont renforcé l’esprit de la "révolution de jasmin" de 2010-2011. Le SE-Unsa soutient le combat pour la démocratie engagé par la Tunisie.
 
Le SE-Unsa a choisi de laisser la parole à Leila Belfitah, professeure des écoles à l’école française Paul Verlaine, située à La Marsa en Tunisie.
 
"La nouvelle est tombée : brutale, choquante, bouleversante ! La Tunise, hébétée, apprenait la terrible nouvelle ! Un attentat barbare la touchait dans son cœur : la culture et le tourisme !
 
Pour nous enseignants, l’information nous a atteints en rentrant de l’école, à midi ! Il fallait à nouveau devoir rassurer nos élèves, leur expliquer que l’horreur frappait partout, même au cœur de ce pays du soleil.

Aujourd’hui, nous n’avons pas peur : le peuple tunisien dont nous sommes solidaires, nous soutient, oui, nous, étrangers ! Et nous partageons ensemble non pas la peur, mais l’inquiétude ... et la colère !

Le mot-clé : sécurité. Et ici nous sommes en sécurité, comme à Paris, Rome ou ailleurs. Les établissements ont évidemment renforcé les mesures de contrôle concernant l’accès à nos écoles, les grandes manifestations scolaires sont annulées et les rassemblements déconseillés !

Nous continuons à vivre notre quotidien, donc notre métier, sereinement ! Les discussions vont bon train : un moyen de désamorcer la peur, sournoise et l’empêcher de s’installer ! Ne pas laisser penser que la barbarie passera et avec les Tunisiens, nous sommes debout !
 
De notre côté, il faudra continuer à être vigilants, solidaires et responsables dans ces moments peu évidents.
Nous sommes des passeurs de connaissances et notre rôle, ces jours-ci plus particulièrement, va être important pour continuer à cultiver, à expliquer et à transmettre des valeurs humanistes.

Liberté, ordre, justice.
Liberté, égalité, fraternité.
Ces devises, ces valeurs de nos 2 pays doivent aujourd’hui plus que jamais être défendues."